Le mot du jour : Horizon
En archéologie, l’horizon n’est pas une jolie ligne au loin, c’est un outil de lecture. Il sert à regrouper des signaux observés dans une stratigraphie ou un sol pour mieux structurer l’interprétation, du terrain jusqu’au labo.
Dans cet épisode
Pourquoi un horizon n’est pas forcément une couche (ni un simple « niveau »).
Les différences utiles entre couche / niveau / horizon / phase.
Les horizons les plus fréquents :
Horizon stratigraphique (repérable en coupe, parfois très marqué).
Horizon pédologique (formation et évolution des sols, impacts sur la conservation).
Horizon d’occupation (traces cohérentes d’activités humaines).
Horizon chronologique et culturel, et le piège du « contemporain partout ».
Comment on identifie un horizon :
Observation terrain (couleur, texture, limites, inclusions, organisation).
Apports labo (micromorphologie, géochimie, datations).
Mise en relation via la matrice de Harris.
Les erreurs classiques à éviter (l’horizon “trop parfait”, le “ça parle tout seul”, le mot passe-partout).
Pourquoi le concept reste stratégique avec les méthodes actuelles (3D, SIG, analyses fines, modèles chrono).
Pour aller plus loin
Stratigraphie et enregistrement : unités stratigraphiques, relations, séquences.
Matrice de Harris : lecture chrono relative.
Micromorphologie des sols : comprendre les micro-strates et les remaniements.










